Hélène Devynck revient sur l’affaire PPDA dans son livre Impunité

Hélène Devynck, qui accuse l’animateur Patrick Poivre d’Arvor de viol, publie son livre Impunity aux éditions du Seuil. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Dans son ouvrage publié aux éditions du Seuil, la journaliste plonge le lecteur dans les violences sexuales qu’elle et d’autres femmes disent avoir avoir subies par l’ex-animateur du JT de TF1. She was the guest of “La Grande Librairie” on September 21.

Son visage figurait parmi ceux des supposedes victimes de Patrick Poivre d’Arvor, sur la Une de Liberation parue en novembre dernier. Soutenue par 8 autres femmes, parmi lesquences Cécile Delarue, Muriel Reus ou encore Aude Darlet, Hélène Devynck témoignait alors, à visage découvert, du viol qu’elle aurait subi en 1993 par l’animateur vedette du JT de TF1. “Je me souviens d’une immobilité physical et d’un affolement des pensées, d’avoir cherché mentally de toutes mes forces une solution pour sortir de là, sans la trouver”, se remémorait-elle pour le quotidien.

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Un an plus tard, la journaliste raconte sa version de l’histoire dans un livre baptisé Impunity, à paraître le 23 septembre aux éditions du Seuil, dans lequel elle plonge le lecteur dans un récit glaçant, ainsi que dans celui des autres victimes supposés de PPDA (23 women in total). Un livre coup de poing à travers lequel elle pointe également tout le système misogyne et discriminant propre à TF1.

«Sœurs de misère»

«La France entière connaît son nom et son visage, mais pas les nôtres», at-elle declared, ce mercredi 21 septembre, face à Augustin Trapenard dans l’émission «La Grande Librairie» sur France 5. Hélène Devynck accuses PPDA of l’avoir violée, chez lui, alors qu’elle n’avait que 24 ans. Si elle se tait pendant près de vingt-huit ans, l’ancienne rédactrice du JT met fin à son silence en 2021, après que l’affaire a éclaté avec le premier témoignage de Florence Porcel. Vingt-une femmes suivront. Une première enquête sera classée sans suite en juin 2021. «On a eu l’impression qu’on nous mettà à la poubelle, comme si on n’avait pas parlé, comme si on n’avait rien fait», explain-t- manually.

Si je n’avais pas travaillé à TF1, je n’aurais pas été violée

Hélène Devynck

Au fil des pages qui construisent son livre ImpunityHélène Devynck revient sur l’affaire PPDA, retraçant toutes ces histoires de femmes, ces agissements au modus operandi toujours très similaire. Plus encore, elle s’attaque, en toile de fond, à la chaîne de télévision ayant permis cette banalisation de l’impunité. Face à Augustin Trapenard, elle explique sans détour : «Si je n’avais pas travaillé à TF1, je n’aurais pas été violée. Je n’ai pas été protégée». Hélène Devynck denounces the culture of silence gorged on sexism, which is expressed «à l’antenne et dans la rédaction». “Le harcèlement n’était pas nommé, on parlait de drague (…) I have the impression of having done a giant slalom every time pour éviter un tel ou un tel”, pursues the journalist in “La Grande Libraire».

Lors de son passage sur France Inter, ce jeudi 22 septembre, la journaliste est notably revenue sur le «coup du plateau», stratageme bien connu des victims de Patrick Poivre d’Arvor. «Il invitait une jeune femme au journal, at-elle explicação au micro de Léa Salamé. Il la mettà devant lui sur le plateau, puis la faisait monter dans son bureau et lui sautait dessus». Une tactique faite «plusieurs fois per semaine pendant 35 ans», racontée à l’unisson par toutes les femmes écoutées dans l’affaire PPDA.

The threat of defamation

The author also evokes the “menace de la defamation qui pèse sur chacun de ses mots”. «Je ne peux pas prouver que Patrick Poivre d’Arvor m’a violée. Je ne le pourrai jamais. Les faits sont prescrit. Ils ne seront jamais jugés», wrote-elle dans Impunity. Mais depuis sa prise de parole, Hélène Devynck confie crouler sous les critiques de ses détracteurs et fervent défenseurs de l’animateur. “On m’a dit que je faisais ça pour être dans la lumière, que j’étais une écervelée, une ”starfuckeuse””, she described, evoking this “cultural impregnation qui fait que l’on se méfie des femmes qui parlent». Un réflexe «quasi-automatic».

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Despite everything, Impunity reste un ouvrage choral, collectif, imprégné de sororite. Une œuvre littéraire adressé à ces “sœurs de misère”, dans le but que “cela serve”, et réunisse. Hélène Devynck relates d’ailleurs bien ce jour de l’année 2021, où elle et les 22 autres femmes accusant Patrick Poivre d’Arvor s’était enfin rencontees lors d’un dîner. “Pour la première fois, dit-elle, nous nous sommes senties en sécurité”.

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