Le recourse à l’arme nucléaire, une étape credible de la doctrine russe

On September 21, Vladimir Putin repeated the threat he had already expressed in February, at the beginning of the invasion of Ukraine, when the units of the Russian armed forces were on alert. nucléaires: si l’integrity territoriale de la Russie est menacé, at-il assured, il n’exclut pas le recourse aux armes nucléaires.

Au moment même où, à New York, les chiefs d’Etat du monde entier se succèdent à la tribune de la 77ᵉ Assemblée générale des Nations unies, appelant à la cessation des hostilités, il choisit, lui, de reprendre l’offensive en franchissant un nouveau cran dans la rhétorique très codée de l’arme nucléaire.

Le scepticisme des Occidentaux est-il justifié?

Face à ce qu’ils considerent comme une recidive ou une rechute, les Occidentaux se partagent à nouveau entre incrédulité horrifiée et scepticisme inquiet. Le sérieux des déclarations du président russe est, comme en février, mis en doute. “Bluff”, “dérapage”, “outrance”, “exaggeration”, etc.: les interpretations visant à minimiser le risque nucléaire vont bon train.

Les skeptiques ont raison de highlighter qu’un usage –même circonscrit– de l’arme nucléaire aurait des consequences devastatrices pour Vladimir Poutine: il serait immediately privé de ses soutiens –déjà réticents– en Chine et en Inde; il s’exposerait à une très large réprobation interne, à l’heure où l’opposition à la guerre se manifeste dans les rues (quelque 1,300 personnes ont été interpellées au soir du 21 septembre); et, surtout, il risquerait une réplique directe de la part des puissances nucléaires qui soutiennen l’Ukraine: États-Unis, Royaume Uni et France.

Faut-il pour autant congédier comme irreel le specter d’une attaque nucléaire russe? Ou bien serait-il plus avisé de considerer ce qui, aujourd’hui, rend la perspective de l’emploi de l’arme nucleare moins taboo qu’avant le début de la war en Ukraine?

Trois éléments se conjuguent aujourd’hui pour abaisser le seuil nucléaire in the eyes of the Kremlin: firstly, this menace prend corps dans un contexte où la Russie est largely en échec dans son «opération militaire spéciale»; deuximentement, Moscou n’a ceased depuis des années, et plus encore depuis février dernier, de rompre avec les méthodes conventionalelles de la conducte de la guerre; enfin, à titre personal, Vladimir Putin se montre, en brandissant la menace nucléaire, fidèle à l’image quil cherche à impose depuis des années –celle d’un homme qui, au nom de sa vision du monde et de la place que son pays doit selon lui y occuper, est prêt à absolument tout.

Respond to a crisis context

Envisagée depuis le Kremlin, la situation militaire oriente le pouvoir russe vers des moyens d’extrême urgence. In fact, Russia has shown itself unable, in several months, to achieve its strategic objectives by means of a conventional military campaign.

Malgré la modernization de ses armed forces depuis une decennie, malgré l’aguerrissement de ses officiers sur le theater syrian, malgré la combination de cyberattacks et de campaigns de disinformation en complément des opérations militaires classiques, la Russie has neither pris Kiev, nor brisé la résistance nationale ukrainienne, ni même conservée ses territorial gains face aux counter-offensives déclenchées depuis un mois.

The temptation to resort to non-conventional means increases when conventional military victory is stolen and the specter of defeat is profiled. In fact, the Ukrainian operations carried out in the Kharkiv (in the north-east) and Kherson (in the south) zones are explicitly aimed at winning the “victory” against Russia.

For Ukrainians, “victoire” means the integral reconquest of the national territory resulting from the independence of 1991, including the Crimea annexed by Russia in 2014 and the regions of Donetsk, Lougansk, Kherson and Zaporizhia which could soon be être annexées à leur tour, des «référendums de attachment à la Fédération de Russie» y ayant été annoncées pour la fin du mois de September, alors même que Moscou ne contrôle la totality de leurs territoires respecifs.

But pour certain soutiens de Kiev –avant tout en Pologne, dans les États baltes et aux États Unis–, la notion de «victoire» implies une déroute militaire de la Russie, suivie d’un political coup et d’un affaiblissement stratégique lasting de ce pais What redoutes the Kremlin now is to return to the state of international decline seen in the 1990s.

In short, Putin’s Russia considers that it has now explicitly passed a war of invasion against Ukraine and a war of defense against NATO. Le niveau de menace étant dès lors drastically plus élevé, il pourrait être justifié, du point de vue du Kremlin, de courir à un type d’arme qualitatively different. En matière d’armes nucléaires, les échelons à franchir sont nombreux et il ya loin des premières annonces à l’usage effectif. However, to the extent that the military crisis is precise for Russia and to the extent that the risk of defeat materializes, the temptation to implement an extreme military force is strengthened.

Pursuivre des strategies de rupture

Aujourd’hui plus que jamais, les fundamentals de la doctrine nucléaire russe doivent être rappelés. They are in a complete rupture with the French doctrine, for example: the Russian vision does not rest on the principle of “nuclear strike in the second”, which consists of using the nuclear weapon once the national territory is aura lui -même été subject to a nuclear attack.

Un usage «en premier», dans un cadre «tactique» et pour attreiner des buts militaires, est au contraire réguillet envisage par les différences stratégiques russes.

En l’occurrence, une attaque contre la Crimée (ou contre tout autre territoire considered par le Kremlin comme étant «russe») on the part of the Ukrainian troops, tout particularement à l’aide d’armements de l’OTAN, could justify, aux yeux du pouvoir russe, le lancence de missiles operant des frappes nucléaires either on the battle field to break an advance, or against the critical infrastructures for the organization of the Ukrainian armed forces.

C’est ce qui avait été déjà mentioné par le président russe, de façon plus indirecte, en février 2022. C’est ce qui est répété aujourd’hui. Il ne s’agit là ni d’une gesticulation militaire ni d’un coup de menton politique. C’est le rappel strict d’une doctrine depuis longtemps connue et diffusene.

À mesure que les tabous militaires et stratégiques sont brisés, la possibilité de rompre le dernier d’entre eux, l’usage de l’arme nucléaire, devient less phantasmagorique.

Recently, this nuclear doctrine has been influenced by numerous ruptures with conventional methods of war: suspected of being involved in the use of chemical and bacteriological weapons in Syria, cooperating with mercenary supplétifs like the Wagner group or “ethnic groups” Like the militias of the Chechen president Kadyrov, who lead clandestine military operations on occasion, it’s already been at least a decade that the Russian army is not content with conventional means to fulfill its objectives.

La Russie de Poutine a franchi bien des Rubicons dans les guerres qu’elle a menées, que ce soit au sein de la Federation (in Tchétchénie), à ​​ses frontières (in Géorgie) ou dans ses zones d’influence (Middle-Orient, Central Africa). The invasion of Ukraine constitutes in itself a deep rupture with the principle of intangibility of borders issues of the dissolution of the USSR. À mesure que les tabous militaires et stratégiques sont brisés, les uns après les autres, la possibilité de rompre le dernier d’entre eux, l’usage de l’arme nucléaire, devient less phantasmagorique.

Maintain a political posture

The use of nuclear weapons corresponded equally to the political posture that the Russian president chose to trigger the invasion of Ukraine.

In fact, the choice of invasion, in February 2022, responds to two grandes lignes politiques explicites chez Vladimir Putin. The premiere, bien identifié et depuis longtemps analyseée, correspond à sa volonté d’anuler, en partie du moins, la réduction du poids international de Moscou qui a suivi la disintegration de l’URSS. La seconde répond à la conception du pouvoir politique qu’il imposed à l’intérieur comme à l’extérieur: il souhaite se poser comme celui qui ose ce que personne d’autre n’ose. L’usage extrême de la force et l’usage de la force extrême sont la marque de cette hyperbolic conception du pouvoir. Oser franchir le seuil nucléaire serait, en somme, dans la lignée de ce rapport sans complexe à la force.

Finally, the political posture of Russia in 2022 is now clear, with the other measures announced on September 21. Dune part, une mobilization des reservistes a été decretée: cela underline que la Russie, sanctionnée de toutes parts, se transform rapidement, à l’intérieur, en citadelle assiégée et en caserne généralisée. D’autre part, nous l’avons évoqué, des référendums seront organizées dans plusieurs régions d’Ukraine pour élargir le territoire de la Fédération de Russie et consecracer ainsi une nouvelle mutilation du territoire ukrainien.

So, Russia is preparing for a long war of usury to conserve what it considers now as its last defensive glacis against the ENEMY, namely Crimea and the southern and eastern parts of Ukraine. Brandir une menace nucléaire crédible vise à reinforcer encore davantage cette idée que la Russie, assiégée, ne se laissera jamais vaincre.

When he repeated the nuclear threats on September 21, Vladimir Poutine assured him of the terrible consequences he would expose Russia to when he struck first. Nul ne doit en douter. Mais nul ne doit negliger non plus les facteurs qui erodent peu à peu l’impossibilité d’utiliser ces arms.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous license Creative Commons. Lire l’article original.

The Conversation

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