“les femmes ne se laissent plus faire” face à la répression croissante de la police des mœurs

La répression de la police des mœurs s’est accrued avec l’arrivée au pouvoir de l’ultraconservateur Ebrahim Raissi. Acculée par la crise économique, la population iranienne, prise en étau, exprime sa colère dans la rue depuis la mort, vendredi, d’une jeune femme arrêtée pour sa tenue vestimentaire et decédée trois jours plus tard.

“La goutte d’eau qui fait déborder le vase”. This is how Azadeh Kian, professor of political sciences at the University of Paris VII Diderot and specialist in Iran, calls the death “suspicious” of Mahsa Amini, a young Iranian woman of 22 years who fell into a coma after the arrest par la police des mœurs et decédéate le 16 septembre dans un hôpital de Téhéran.

Depuis, le pays a vu se multiplier les manifestations pour denouncer cette brigade, chargede de faire respecter l’obligation de se couvrir les cheveux et le corps jusqu’aux genoux. Les rassemblements se sont étendus à une quinzaine de villes, gagnant égamente la capitale et ses universités. In Tehran, protesters blocked the streets, threw stones at the security forces, set police vehicles and trash on fire, and chanted anti-government slogans such as “Death to Khamenei.” [le guide suprême]”.

Pour Azadeh Kian, la mort de Mahsa Amini est un catalyseur. La colère qui s’est emparée de la rue iranienne porte d’autres revenants : “Nombre des jeunes gens qui participient à ces manifestations sont au chômage, les femmes sont parmi les most touchées par la pauvreté. Aujourd’hui on a l’impression que les Iraniens ne peuvent plus respirer. Ils sont frappé de plein fouet par la crise économique et ne supportent plus qu’on leur donne des ordres”.


© reuters

Voiles défaits, pantalons serrés, jeans troués…

En Iran, se couvrir les cheveux en public est obligatori en vertu de la loi islamique iranienne, fondée sur une interpretation stricte de la charia. La police des mœurs – connue officielement sous le nom de Gasht-e Ershad, ou “patrouille d’orientation” – est chargée de veiller au respect de cette loi vestimentaire.

Or, aucune définition précis d’un port “correct” du voile n’est avancée, ce qui laisse ce pouvoir à la discretion des authorities. Au gré des déclarations de dignitaires religieux et des dirientes iraniens, il est devenu d’usage d’interdire aux femmes de porter des manteaux courts au-dessus du genou, des pantalons rérés et des jeans troués, ainsi que des tenues de couleurs vives.

“La République islamique a sacralisé le voile dès ses débuts. C’est l’Ayatollah Khomeini en personne qui anouncement que le voile des femmes représentait le blood des martyrs”, Azadeh Kian said. Dès lors, les authorities du pays sont tombées leur propre piège. En presentant le voile comme l’honneur de la République islamique, elles en ont fait un objet politique. Aujourd’hui, elles se trouven conconues à une jeune génération remettant en question cette tenue vestimentaire imposée. “Il n’est pas étonnant de constater que la réponse des authorities soit de plus en plus forte et de plus en plus repressive”, remarks Azadeh Kian.

Du Hezbollah au Ghast-e Ershad

Pour faire respecter le port du voile obligatoire, des militias informalelles ont dés les prèmices de la Révolution islamique en 1979. et cela pouvaiente donner lieu à des dérives, comme des jets d’acide au visage”, explains Azadeh Kian.

Under the presidency of Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), the Ghast-e-Ershad ont pris une importance plus particulier, avec une presence accrued de leurs camionnettes blanches et vertes sur les boulevards et devant les commercial centers des grands urbains iraniens, traquant les “mal-voilées”. Le dispositif est rôdé : une fois remplis, les camions des Gahst-e Ershad prennent la direction d’un commissariat où les jeunes femmes arrêtés sont incarcérées le temps que leurs parents viennent les chercher avec des tenues “descentes”.

But in parallel, explains Azadeh Kian, “les femmes show more and more vindicatives. Elles ne se laissent plus faire et show leurs cheveux en désaccord avec le port du voile obligatoire en Iran”. Il est assez common de croiser en Iran, plus particulier dans les villes, des voiles défaits ou de larges meches dépassant sur le front, des étoffes transparentes, voire pas de voile du tout. On parle d’ailleurs avec ironie de “voile décapotable” que les jeunes femmes s’empressent de remettre en place à la vue de la police des mœurs.

Une application interdite mais disponible sur smartphones, “Gershad”, permet depuis 2016 d’avertir les users de la presence de ces brigades sur leur trajet. Sous l’ère de Mohammad Khatami (1997-2005) et de Hassan Rohani (2013-2021), two moderate presidents, il n’était pas rare de voir ces brigades moquées, invectivées voire insultées.

“La différence, c’est aussi qu’aujourd’hui, tout est filmed et sentue sur les réseaus sociaux. Et cette nouvelle generation est très consciente de son pouvoir face à ces repressive brigades”, rappels Azadeh Kian.

Carte blanche à la répression

“Il ya 10 ans, on pouvait discuter avec ces gens”, observes Azadeh Kian. Mais les temps have changed. “Le president Raissi has given carte blanche to this police, sous l’autorité du ministère de l’Intérieur, pour frapper, battre et faire respecter à tout prix ces lois par la population”. Pour la chercheuse, la répression des Gasht-e Ershad s’est clearly accrue en 2021 avec l’arrivée au pouvoir de ce chef d’État ultraconservateur.

Il est vrai que dans la République islamique d’Iran, la marge de manœuvre du president est restreinte. However, d’un gouvernement à l’autre, des différences de politiques sociales, notably dans le domaine des mœurs, peuvent se faire sentir.

Un an après sa prise de mandate, Ebrahim Raissi, renowned for his austerity and qualified as a traditionalist on the plan des mœurs, began to print the patte. “Toute opposition est réprimée. Voyez la vague d’arrestes de cinéastes iraniens comme Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof cet été”, stressed Azadeh Kian.

Yet, depuis quelques jours, the death of Mahsa Amini has opened the breach to critics against this policy of repression of the dead. Même parmi les parlementaires, certains appellent à freiner l’action des Gasht-e Ershad.

“Je crois qu’en raison de l’efficacyt du Gasht-e Ershad à faire comprendre la culture du hijab, cette unité devrait être suppressione, afin que les enfants de ce pays n’aient pas peur quand ils croisent cette force”, a ainsi declarée le parlementaire Moeenoddin Saeedi. An autre député, Jalal Rashidi Koochi, quoted by the agency ISNA, estimated that this police “causes damage to the country”. “Afin d’eviter la répétition de tels cas, les méthodes utilisés par ces patrouilles d’orientation (…) should be revised”, said conservator Mohammad Bagher Ghalibaf, president of the Parliament, at the end.

According to the Organization pour la promotion de la vertu et la prévention du vice – une influentiale organization affiliée à l’État iranien –, “il faut cesser d’arréter et de pursuivre les personnes portant mal leur voile car cela a pour effet d’ increase social tensions. Il faut amender la loi pour que cela soit considérante une une infraction”. Currently, les jeunes femmes arrêtées peuvent encourir jusqu’à trois mois de prison.

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